Matthias Dandois : Ride in the USA Vincent Perraud

Il a passé plus d'un mois aux Etats-Unis. De Austin au Texas, à Joplin dans le Missouri. Avec son BMX, il a ridé là où il fait toujours chaud, là où le street fait figure de religion. Matthias Dandois est pourtant le numéro un mondial du flat. Mais en s'immergeant avec les streeters dans leur Mecque, le Français s'est doté de nouveaux tricks qui pourraient bien mettre la concurrence au tapis. Encore une fois !

null Vincent Perraud

Cet hiver, il y a un petit veinard qui a plus souffert des coups de chaud que du froid... Il s'appelle Matthias Dandois, c'est notre champion du monde de BMX flat à nous. Alors que tous les Français, ou presque, sont restés emmitouflés dans leur doudoune, lui a traversé l'Atlantique en short en en tee-shirt. Au programme : 40 jours de trip US à travers les régions surchauffés du Texas et de la Californie du sud. Le king du flatland a mis au point ses nouveaux tricks, sans jamais se faire surprendre par une tempête de neige. « J'ai commencé en passant trois semaines à Austin, raconte-t-il. Les riders américains viennent tous s'entraîner là-bas en hiver. Un vrai pèlerinage. » Dans le coin, il ne pleut jamais et il fait toujours chaud. Et en bonus track, la ville semble construite pour le BMX : « On dirait que les architectes sont des fous furieux de notre sport. Il y a des modules partout. N'importe quelle rue paraît imaginée pour nous. C'est tout simplement La Mecque. » Matthias Dandois ne s'est surtout pas privé de tester le potentiel de ce « sacré lieu » : « J'ai ridé tous les jours. J'ai pensé street du matin, jusqu'au soir. A en dormir avec mon 20 pouces. »

Une reconversion en vue après cet entraînement intensif ? « Pas du tout, répond-il. La tendance est de mixer le flat et le street en ce moment. On va dire que j'ai bossé mon ouverture d'esprit. Je me suis intégré à 100% dans le mode de vie des streeters. J'ai passé mes journées et mes soirées avec les meilleurs. » Mat se trouvait notamment avec Sean Burns, le leader de la tendance hardcore (pratique sans protection). « J'ai aussi rencontré Aaron Ross, le meilleur du monde pour les figures techniques, ajoute-t-il. Et Bas Keep, l'un des mecs qui arrive à monter le plus haut sur les rampes. »

null Vincent Perraud

Résultat : après 20 jours au Texas, Mathias Dandois s'est doté d'un nouveau bagage technique. Il présentera ses nouveaux tricks dans les contest internationaux d'ici quelques semaines. Mais puisqu'il n'existe rien de mieux pour un Français que de mater les Américains sur leur propre terrain, Monsieur n'a pas pu s'empêcher de participer à un gros contest de BMX aux USA avant de retraverser l'Atlantique. « Ca s'est passé à Joplin, explique-t-il. En fait, des potes de Paris sont venus me chercher pour faire le tour de la côte ouest en voiture. On a fait étape au Grand Canyon, à Las Vegas, au Mexique et à Los Angeles pour des shooting photos et des vidéos. Puis, on a filé vers l'endroit où se passait la compétition. » Quelques pannes d'essence au milieu du désert et 30 heures de voitures non-stop plus tard, les voilà arrivés dans le Missouri, en plein centre des Etats-Unis. Notre frenchie ne s'y est pas fait prier pour envoyer du lourd. Il a sorti sa nouvelle arme fatale : un half cab tail whip to peg wheelie, trick directement inspirée du... street. Les riders US et tous les autres venus le défier n'ont pu que se prosterner devant leur maître. « C'était énorme, se souvient-il. Les organisateurs avaient mis en place une compétition qui mixait le flat et le park. D'habitude, ma discipline est toujours reléguée au second plan. Mais là, nous étions en prime time. Je leur ai sorti mon nouveau mouvement. Je crois que ça a pas mal plu. Ce séjour m'a fait progresser dans mon ride. » Voilà qui promet pour la suite de la saison. Un Matthias Dandois encore plus fort est born in the USA...

Article Détails