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The Red Bulletin : La belle et la bete

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D’un côté, Robby Naish, 48 ans, légende vivante du funboard, de l’autre, Alice Arutkin, 20 ans dans 48 heures, Championne du monde junior ­« Vagues » l’an dernier. The Red Bulletin les a réunis à Paris cet hiver.

« F…ing traffic ! » Le ton est donné. Robby Naish vient de traverser la moitié de la ­planète pour rallier Roissy, en provenance de l’archipel des îles Hawaii. Et il a raison. Comme toujours. La circulation parisienne n’a rien perdu de son charme. Sous un ciel gris et un crachin ininterrompu, Naish, séduit par les bords de Seine, conserve néanmoins un flegme… parfaitement britannique.

Sur le chemin, rien ne lui échappe. Ses yeux balaient le paysage de gauche à droite. Il scrute, regarde, admire. Malgré le décalage horaire, son esprit est vif et alerte. Seules quelques rides arrachées aux embruns de Maui ou Hookipa ­trahissent une cinquantaine toute proche. Robby Naish a gardé une relation particulière avec la France et ses habitants.

« Ce pays est précurseur et continue d’être au top. On l’a vu récemment avec Antoine Albeau. Dans les autres nations, la pratique de la discipline a diminué. Ça me rend triste, avoue-t-il. Je croise toujours des gars comme Patrice ­Belbeoc’h ou Raphaël Salles. Ils sont dans le métier. Je me souviens aussi des étapes de Coupe du monde à l’Almanarre, que je connais très bien. Il y a aussi La Torche et Brutal Beach. Même si mes trois ­meilleurs spots sont évidemment à Hawaii (Hookipa, Diamond Head et Backyard), il y a, en France de superbes endroits. J’aimerai les découvrir autrement, en prenant le temps. Aujourd’hui, je l’ai. »

À 48 ans, Robby Naish, indissociable de sa voile rose siglée US 1111, explique aussi le virage récemment emprunté dans sa carrière. Aujourd’hui, il déclare avoir enclenché la touche « stop ». En théorie. Car il n’arrête jamais. Fun, kite, stand-up paddle, surf, il veut (sait) tout faire. « Je suis récemment resté près de deux mois hors de l’eau. J’étais comme un poisson, je ne pouvais plus respirer. »

Il n’a pas eu le choix. Naish obéit aux obligations de son médecin après avoir souffert le martyre. 24 fois Champion du monde (il a tout gagné de 76 à 83, ndlr), l’Américain n’a presque plus de cartilage, ni aux coudes ni aux épaules. « Toute ma vie, je suis resté avec les bras pliés, comme ça (il montre la position des funboarders en inclinant ses bras en V, ndlr). »

Lisez tout l'article dans l'édition de Février du Red Bulletin.

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