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Red Bulletin: Scott Toujours

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Gerard Butler a longtemps noyé son mal être dans ­l’alcool, sans jouer la comédie. Devenu un des acteurs les plus bankable d’Hollywood, l’Écossais excelle ­aujourd’hui sous les mots de Shakespeare, sublime les comédies romantiques et les films d’action. The Red Bulletin a rencontré un drôle de type. ­Introspection.

« Le truc le plus rafraîchissant que j’ai fait dans ma vie ? J’ai joué sous le maillot du Celtic Glasgow lors d’un match de charité, contre Manchester United, s’emballe-t-il. Ça, c’était un truc grisant, sensationnel. » Gerard Butler se souvient de ce match comme si c’était hier. « J’étais là, sur la pelouse du Celtic Park, avec le maillot rayé vert et blanc et je jouais avec Henrik Larsson – l’ancienne star du club écossais – et le manager Neil Lennon. En face, tu avais notamment Roy Keane, Teddy Sheringham et Dwight Yorke. Ce match, c’est tout simplement le point culminant de ma carrière. Jusqu’à présent… »

Un match de football donc comme meilleur ­souvenir d’une carrière d’acteur. Étonnante sortie de la part de celui qui partage la vedette dans Playing the Field aux côtés de Catherine Zeta-Jones, Jessica Biel ou Uma Thurman. C’est que l’Écossais de 42 ans n’est pas tout à fait l’homme que vous imaginez.

Dans ce fameux match joué à Glasgow en août 2011 à l’occasion du jubilé de l’ancien défenseur ­central écossais John Kennedy, Butler a tout de même disputé les deux tiers de la rencontre. Il n’y fit pas de la figuration au milieu des anciennes gloires et des stars de cinéma amoureuses du ballon rond. Une standing-ovation salua même sa prestation.

« J’en ai bien profité, mais il n’y a pas une seule rumeur qui soit vraie sur moi. »

« Par chance, dans Playing the Field, je joue un ­ancien footballeur professionnel reconverti en coach dans une équipe scolaire – qui s’investit pleinement auprès des mamans de ses joueurs – j’ai beaucoup travaillé physiquement, reconnaît-il. J’ai fait pas mal de foot, du surf, de randonnée, de course à pied et de vélo. J’étais en forme pour ce match qui me tenait à cœur. Je suis supporter du Celtic depuis toujours. »

Direction Londres. Nous sommes dans la suite d’un hôtel cosy de Soho. La star se la joue incognito ou presque : polo noir, pantalon treillis et grosses ­bottines militaires. Ses cheveux mi-longs lui ­taquinent les épaules, une barbe de quelques jours le chatouille, look savamment entretenu, l’air de rien. Beau gosse, l’homme est rafraîchissant, jovial, ­modeste en diable et, surtout, très drôle.

Un peu le contre-pied de ce que l’on pourrait ­redouter d’un acteur qui affole les compteurs du ­box-office. Sa cote de popularité le place devant
les oscarisés Colin Firth et Daniel Craig, prisonnier de performances inégales en dehors de son costume de James Bond. Le banquier de Butler est désormais plus serein. Des rumeurs parlent de chèques à huit chiffres pour l’Écossais, définitivement installé à Los Angeles. Huit chiffres, ça fait toujours plaisir à un Écossais. Malgré tout, ça crève les yeux, l’homme a su raison garder.

Lisez tout l'article dans l'édition de Février du Red Bulletin.

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