Avec 20 participations, 6 podiums dont une victoire en 1997, David Hauquier connaît par cœur la plage du Touquet. Si on ajoute ses origines du Nord, tous les ingrédients étaient réunis pour qu’il puisse continuer à participer à l’Enduropale, même après avoir raccrocher son casque de pilote.
C’est ainsi que depuis 2010, il est le directeur sportif de ce rendez vous et que l’une de ses missions est de tracer le plus beau circuit pour le plus grand événement moto.
David, parles nous de ton rôle ?
Depuis ma victoire en 1997, je m’occupais un peu de l’évolution du circuit car depuis que nous ne pouvons plus aller dans les dunes, la piste faisait un grand ovale entre Le Touquet et Merlimont et nous souhaitions l’améliorer pour des raisons de sécurité mais aussi pour que ça soit plus technique et plus sympa à piloter. Après être intervenu sur des petites actions il m’ont choisi pour tracé la piste par rapport à mon vécu et mon palmarès.
Et pour toi l’Enduropale ça représente quoi ?
Et bien c’est une épreuve majeure, c’est la plus grand rendez vous moto au monde avec 1000 participants, ça n’existe pas ailleurs. J’ai toujours pris mon pied à rouler dans une épreuve comme celle ci en plus il y a une fierté en tant que nordiste de rouler à domicile et de jouer les premiers rôles sur une épreuve internationale…
Aujourd’hui je prends toujours autant de plaisir à préparer cette épreuve même si c’est de l’autre côté de la barrière.
Flavien Duhamel/Red Bull Content Pool
Puisque vous ne pouvez plus rouler dans les dunes, pour des raisons écologiques, quelles sont les difficultés pour créer une piste technique à partir d’une grande plage. Devez vous ramener du sable, comment ça marche ?
La conception de cette piste est plus compliquée car on n’a plus de relief naturel, on part d’une piste toute plate, la plage. Il faut donc façonner des bosses, des fosses, des virages, des virages relevés, enfin différents points techniques pour rendre ce circuit attrayant et sympathique.
On n’amène pas de sables on utilise celui présent. Ce qui ce passe, c’est qu’à partir d’octobre on pose des « Ganivelles » ce sont des barrières en bois qui vont emprisonner le sable grâce aux marées et aux tempêtes d’hiver. On les pose à des endroits précis là où on veut un point technique et il n’y a plus qu’à les modeler.
Parler nous du tracé 2012, est il parfait où avez vous déjà d’autres idées ?
Il faut déjà savoir que pour des raisons de sécurité nous avons du trouver des solutions pour réduire la vitesse. Il y a quelques temps certains concurrents ne venaient que pour le holeshot avec des machines de dingues et comme on partait sur une ligne droite de 6 ou 7 kms et on ne maîtrisait plus rien. Donc avant tout, avec la fédération on a imposé des machines type motocross dans le nouveau règlement et depuis l’an dernier il y a eu un grand changement, on a fait un départ beaucoup plus court et un circuit dans l’autre sens qui permet de sécuriser la plage au moment du départ et le retour a été entrecoupé de 3 « S ». On a désormais 4 tronçons d’1km4, 1km8, on est à peu prés sur le même tracé que l’an dernier, on stabilise avant d’apporter des évolutions. C’est vrai que je suis assez satisfait de la piste et du travail effectué, les équipes techniques de la ville comprennent exactement ce que je veux, ça se passe très bien , ils ont commencé mi décembre, c’est un travail d’équipe il ne faut pas l’oublier.
Et pour 2013 ?
J’ai pas mal d’idées, je vais beaucoup observer déjà ce qui va se passer cette année et après on apportera des évolutions. Mais ça je vous en parlerais plus tard.
Enduropale : David Hauquier le maître du tracé